Surveillance des aires marines de conservation dans les Maritimes

Les scientifiques surveillent les aires marines de conservation, telles que les zones de protection marine (ZPM), les refuges marins et les autres mesures de conservation efficaces par zone, au fil du temps. Comme les aires marines de conservation sont conçues pour protéger les écosystèmes à long terme et que de nombreux changements écosystémiques se produisent lentement, les effets positifs de la conservation marine peuvent devenir plus visibles à long terme.

Dans l’est du Canada, les aires marines de conservation peuvent avoir un impact positif sur :

  • l’abondance (p. ex., l’augmentation du nombre de poissons)
  • la densité (p. ex., l’augmentation de la taille moyenne d’une espèce)
  • la diversité (p. ex., l’inversion du déclin d’une population)

La recherche scientifique et la surveillance nous aident à comprendre les effets des aires marines de conservation. Nos activités scientifiques se déroulent sur l’eau et en laboratoire. Les scientifiques utilisent des technologies de pointe pour pénétrer dans ces aires, les observer et y prélever des échantillons. Parmi ces technologies, mentionnons :

  • la télémétrie acoustique. Les récepteurs sous-marins détectent les émetteurs électroniques insérés dans un animal ou attachés à lui, ce qui aide les scientifiques à comprendre son comportement, ses habitats et la connectivité écosystémique.
  • les véhicules téléguidés (VTG) sous-marins. Les VTG peuvent enregistrer des vidéos, prendre des photos et collecter des échantillons à différentes profondeurs, ce qui contribue à notre connaissance des écosystèmes extracôtiers et des menaces qui pèsent sur eux.
  • les hydrophones. Ces microphones sous-marins détectent et enregistrent les sons dans l’environnement marin. Les enregistrements audio aident les scientifiques à comprendre comment les animaux utilisent les aires marines de conservation et sont protégés dans celles-ci.
  • l’ADN environnemental (ADNe). Les scientifiques prélèvent des échantillons d’eau pour analyser le matériel génétique rejeté par les organismes dans leur environnement. Au fil du temps, les scientifiques peuvent étudier la biodiversité d’une aire de conservation et la comparer avec celle d’autres aires.

Renseignez-vous sur les travaux de recherche et de surveillance menés récemment dans les ZPM de la région des Maritimes :

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